La suite  (Blabla de moua ^.^) posté le dimanche 29 juillet 2007 02:57

 
 

 
 
Comme vous l'aurez sûrement déjà compris, pour diverses raisons (la dernière étant un changement d'ordinateur et un transfert de données pour lequel j'attends mon frère qui arrive mi-août), je poursuis l'histoire sans images de sims. Je pense et j'espère pouvoir la finir rapidement et pour les pro-photos de sims, je ferais des extras avec des images (enfin, si j'ai le temps et l'inspiration).
Pour ceux qui continueront à me lire, je vous remercie, j'espère que vous ne serez pas trop déphasés par cette « nouvelle » façon d'écrire. Pour les autres, merci d'avoir lu jusque là, peut-être qu'un jour, la curiosité de connaître la fin vous piquera et des textes sans image (ou presque) ne vous rebuteront pas
 
- Quelques modifications :
 
Un article équivaudra à une page écrite sur word,sachant qu'une màj d'avant comportait sept pages en moyennes, il y aura sept article (plus long) par màj.
J'ai décidé d'inclure une image reprenant une phrase de l'article pour que ce dernier ne soit pas « plus » nu qu'auparavant
J'ai pris sur moi d'augmenter la taille de l'écriture sur les article, afin de, peut-être, améliorer la lecture
La numérotation des prochains articles change aussi
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8.1  (L'histoire) posté le dimanche 29 juillet 2007 03:25

 
 
 
 
 
    Aujourd'hui est donc le jour qu'attend impatiemment Eleanor depuis déjà une semaine. Elle a fini de prendre toutes les dispositions qui incombent à son projet seulement la veille au soir. Droite devant Everett, jouant avec ses nouveaux cheveux elle ne peut s'empêcher de se poser des questions quant à sa future vie qui pourtant ressemblera à l'ancienne. La tristesse voile d'un seul coup ses yeux verts, il y a quelques secondes encore pétillants de l'excitation qu'elle ressentait. Son ancienne vie... Oh bien sûr, elle l'aimait, mais après avoir goûté à celle-ci, elle ne peut s'empêcher de la trouver ennuyante.
  Une parfaite petite vie, une parfaite petite famille, un parfait petit boulot... Oui, tout était parfait, parfaitement ennuyant. Ces pensées la troublent d'autant plus qu'elle se sent coupable de les ressentir. Au fond d'elle-même, Eleanor ne renie pas tout ce qu'elle a pu faire dans le passé et sûrement pas sa fille qu'elle adore plus que tout, elle est simplement passée à autre chose. Everett, assis en face d'elle, remarque son trouble soudain.
 
 
« - Quelque chose ne va pas Elé ? demande-t-il.
- Tout va très bien, ment-elle, j'ai juste été un peu surmenée ces derniers temps et je suis un peu fatiguée, mais bon, bientôt je pourrais rattraper tout ce sommeil en retard. »

 
    Le jeune homme ne fut pas convaincu par la réponse que lui apportait son interlocutrice, il avait appris à la connaître depuis le temps qu'ils vivaient ensemble. Malgré son incertitude quant à la véracité de ce que ressentait Eleanor, il se tût. Il ne voulait pas la brusquer à quelques heures de ce rendez-vous déterminant pour la suite du plan prévu par la jeune femme.
  Installé confortablement sur la banquette, il scrute Eleanor de la tête au pied, même en rousse elle reste magnifique. Son regard remonte vers le visage de son amie et l'espace d'un instant, leurs yeux se rencontrent. Everett détourne alors la tête. Il se sent incapable de soutenir le regard de la jeune femme sans ressentir cette bouffée de chaleur. Chaque jour il espère qu'il ne ressentira plus cette doucereuse sensation, mais chaque jour il se rend à l'évidence, elle est toujours là.
 
 
« - Mon très cher Everett, pas la peine de détourner la tête tu sais. Tu vas t'habiller et ce, maintenant... Tu n'y couperas pas mon vieux ! »
 
 
    Le jeune homme baisse alors la tête. Avec tout ça, il en avait oublié de s'habiller, toujours vêtu d'une simple serviette après le traditionnel bain du matin. Il se lève et adresse un sourire confus à la jeune femme qui, elle, répond de la même façon, mais avec amusement. Le voile qui couvrait ses yeux quelques instants plus tôt a laissé place à l'étincelle qui naissait dans son regard à chaque fois qu'elle souriait ou riait.
  Secouant la tête tout en poussant la porte de la chambre, la pensée que la jeune femme a parfois d'étranges réactions fait un retour fulgurant dans l'esprit de Everett. Amoureux de cette femme, il ne la comprend pas pour autant. En enfilant son jean et pour se rassurer il se dit que finalement il ne comprendra jamais les femmes avec leurs esprits complexes.
 
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8.2  (L'histoire) posté le lundi 30 juillet 2007 18:09

 
 
 
 
     Une vingtaine de minutes plus tard, Eleanor, toujours seule dans le salon, commence à s'impatienter. Alors que ce jour est très important pour elle, Everett a décidé de prendre son temps pour s'habiller, jusqu'à lors, elle le soupçonnait d'être coquet, mais maintenant elle en avait la certitude. Regardant la pendule accrochée sur le mur, elle décide de laisser encore une minute à Everett avant de rentrer dans la chambre et de le sermonner comme il se doit.
  La grande aiguille de l'horloge donne un à-coup signifiant que cette même minute vient de s'écouler. Se souciant peu de savoir si le jeune homme est dans une tenue décente ou non, Eleanor pousse la porte de la chambre et trouve un Everett en contemplation devant son armoire. Sentant son sang bouillir en elle, la jeune femme prend une longue inspiration avant de s'adresser à la cause de son énervement soudain.


« - Tu en as encore pour longtemps ?
- Ah Elé, j't'avais pas vu rentrer, répond Everett.
- Il y a une fille à poil dans ta penderie ?
- Hein ?!
- Pourquoi tu restes planté là ? Ca fait plus de vingt minutes que tu es là et à mon avis tout autant de temps à contempler tes vêtements...
- C'est juste que je ne sais pas quoi mettre, s'excuse-t-il, confus.
- Pire qu'une fille. » Dit-elle en se radoucissant un peu.


    Faisant se pousser le jeune homme pour prendre sa place, Eleanor en profite pour jeter un coup d'oeil au pantalon qu'il porte déjà. S'il est planté là depuis un petit bout de temps, cela signifie qu'il aime que ces tenues soient coordonnées. Une fois de plus la jeune femme ne peut s'empêcher de penser que les hommes prêtent de plus en plus d'attention à leur apparence bien que ce ne soit pas si désagréable que ça, ça peut parfois être énervant lorsque l'on est pressé.
  Après un bref coup d'oeil dans l'armoire, Eleanor sort un T-Shirt blanc et une veste noire. La simplicité avec une pointe d'élégance... Cette combinaison devrait plaire au jeune homme et en considérant le signe de tête approbateur que lui fait celui-ci, en effet elle ne s'est pas trompée.  Everett passe rapidement ses habits et les deux jeunes gens sortent de la chambre.


« - Merci, dit-il enfin, tu veux un petit café ?
- De rien... Et pourquoi pas ? Je sens que la journée va être longue, autant être boostée à la caféine.
- Ca change du traditionnel chocolat chaud, n'est-ce pas ?
- Le café la journée, le chocolat le soir, répond la jeune femme.
- Ca fait habitude de couple marié depuis quarante ans. Café à dix heures, purée jambon à midi, dominos vers seize heures, potage à dix-huit et pour finir le petit chocolat avant de se coucher.
- Bêta. » Lâche gentiment Eleanor, amusée par cette description.
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8.3  (L'histoire) posté le lundi 30 juillet 2007 18:54

 
 
 
 
    Dans la cuisine, Everett continue à s'affairer devant la cafetière, cela fait tellement longtemps qu'il ne l'a pas utilisée qu'il a un peu de mal à se souvenir où l'on met le café et où l'on met l'eau. Pourquoi n'a-t-il pas opté pour un modèle plus simple ? Telle est la question qu'il se pose en cet instant, surtout en voyant s'approcher Eleanor. Finie la méthode douce et place à la méthode forte. Voyant un morceau de plastique dépasser sur l'un des côtés de la machine Everett décide de tirer dessus et... Miracle, le bac où mettre le café sort et le trou où verser l'eau est visible.
  Eleanor, qui est maintenant à côté de lui, s'amuse en l'entendant pousser un soupir de soulagement. Elle qui était venue lui prêter main forte voit que l'instinct masculin a repris place après la petite incartade vestimentaire de tout à l'heure. La cafetière se met en route laissant dans l'air une odeur douceâtre de café. Eleanor respire ce nouvel effluve lui rappelant le temps où elle buvait pratiquement une dizaine de tasse par jour. La cigarette, l'alcool, l'héroïne ou autres sont les drogues de certains, la sienne était le café dont elle s'était sevrée depuis qu'elle s'était réveillée dans ce lit d'hôpital.


« - Si Madame veut bien se donner la peine de s'installer là où elle désire prendre son breuvage afin que son humble serviteur puisse le lui apporter.
- Certes, je m'y rends de ce pas. » Répond Eleanor avec un ton hautain avant d'éclater de rire.


    Assise sur la banquette, la jeune femme trempe ses lèvres dans sa tasse puis ferme les yeux en sentant l'arôme de la liqueur noire se trouvant dans le récipient. Elle se demande alors comment elle a pu s'en passer tout ce temps. Ce n'est qu'en sentant une pression faire s'affaisser son siège, qu'elle ouvre à nouveau les yeux. A côté d'elle, Everett la regarde tendrement. Ce regard, qui auparavant aurait pu la gêner, aujourd'hui la troublait. Cette tendresse dans les yeux de son ami la faisait littéralement fondre. Portant à nouveau la tasse à sa bouche, elle chasse cette sensation de sa tête.


« - A quelle heure as-tu rendez-vous au fait ? lui demande Everett.
- A midi, Ray passe prendre son fils à la maternelle et vient directement me voir.
- Mais il met son fils en danger non ?
- Je crois que non... Enfin, je veux dire qu'ils vont sûrement partir de la ville ensuite, l'échange va durer quoi ? Même pas cinq minutes...
- Oui mais si quelqu'un le suit ?
- Je pense que s'ils le font suivre, ils auront aussi quelqu'un pour chercher son fils à l'école, autant qu'il l'ait avec lui, dit Eleanor.
- C'est vrai que vu sous cet angle... Et pour Leanne ?
- A mon avis elle est déjà là où il compte cacher toute sa petite famille...
- Il a pensé à tout en fin de compte.
- Ray est très intelligent, c'est juste qu'avant de rencontrer Leanne, il ne mettait pas son intelligence à bonne disposition. » Conclut la jeune femme.
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8.4  (L'histoire) posté le jeudi 02 août 2007 00:40

 
 
 
 
 
     Onze heures dix... Everett lave les deux tasses dans lesquelles ils ont bu leur café, Eleanor quant à elle commence à se préparer pour cette ultime rencontre avant la vérité. Après avoir enfilé son trench-coat, la jeune femme va rejoindre Everett dans la cuisine. Celui-ci a fini la vaisselle et pose les deux tasses sur le rebord de l'évier. Il se retourne alors et se retrouve face à face avec Eleanor.



« - Un peu plus et j'avais peur, dit-il.
- Ah, ah très drôle, rétorque la jeune femme, nerveuse.
- C'est pourquoi ?
- Il est l'heure, il faut qu'on y aille.
- Du calme, on a tout le temps, le point de rendez-vous est à peine à vingt minutes à pied.
- Je préfère ne pas être en retard, lui répond Eleanor avant d'ajouter, enfile ton manteau, on y va. »


    Docilement, Everett obtempère, il sait que s'il lui prend la mauvaise idée d'ouvrir la bouche alors que Eleanor est stressée, sa vie ne tient plus alors qu'à un mince file. Il enfile le manteau que lui tend la jeune femme, celle-la même dont le regarde alterne entre l'horloge et un Everett ayant du mal à enfiler son manteau. Il n'y peut rien, une fois stressé par quelqu'un d'autre, il devient gauche et le moindre petit geste peut lui prendre plusieurs minutes. Essayant de faire fit des longs soupirs de Eleanor, il parvient enfin à enfiler la seconde manche de l'habit.
  Une fois sortis de l'immeuble, Everett se rend compte que la matinée est plutôt fraîche et que son manteau n'est pas boutonné, mais il sait aussi que si lui prend l'envie de le faire, il en aurait pour dix bonnes minutes et sûrement autant de regards-revolver, de la part de Eleanor, que de secondes. Après tout le froid c'est vivifiant, entre ça et le café, il pourra dire qu'il est en pleine forme.
  Eleanor, quant à elle, commence à marcher rapidement, elle sait qu'elle ne sera pas en retard, mais elle ne veut pas tenter le diable pour autant. Important, voilà le mot qu'elle laisse vagabonder dans son esprit à chacun de ses pas. Elle est tellement absorbée par ce mot qu'elle ne se rend même pas compte qu'elle précède Everett d'environ une dizaine de mètres. Après tout, ce n'est pas si grave, il n'est là que pour surveiller que tout se passe bien et n'aura pas à faire à Ray. Il sera son ange-gardien en quelque sorte.

    L'ange-gardien et la fille qui tente le diable, voilà un bon duo... Finalement lui et moi étions faits pour nous entendre, il ne manquait plus que mon sacrément gros grain de folie se mette en route, pour que je me rende compte de cette vérité. Il est loin le temps de la Eleanor qui ne prenait aucun risque... Tellement loin que je n'arrive même pas à m'en souvenir. Moi la casse-cou, la fille qu'on montrait du doigt en disant qu'elle n'avait peur de rien... Bon sang ce que j'aimais cette réputation, mais aujourd'hui, même si je ne montre toujours pas mes peurs, je suis consciente qu'elles sont là. J'ai peur de perdre ma famille, de perdre Everett. Ce qui m'étonne c'est que la peur de le perdre est presque aussi intense que celle de perdre les miens. Je n'aurais jamais cru que je pourrais m'attacher à lui... et pourtant...

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