
Cela fait maintenant plusieurs jours que Eleanor et Everett distribue des tracts dans le centre-ville. Ils changent à chaque fois d'endroit, mais les gens qui, maintenant, savent ce qu'ils font, savent aussi où les trouver. Le premier jour ne fût pas très concluant, mais comme prévu, les révélations de Eleanor avaient fait des émules et la rumeur enflait dans la ville au fur et à mesure que les jours passaient. Les deux jeunes gens s'en félicitent sans pour autant retomber sur leurs lauriers. Ils leur restent beaucoup de travail à faire.
Ce matin-là, ils se trouvent devant
le centre commercial de la ville. Alors que les adolescents et les
personnes d'une vingtaine d'années portent une attention
toute particulière à ce qu'ils ont à dire, les
plus de trente ans quant à eux restent sceptiques, mais cela
ne dérange pas nos deux comparses outre mesure. Tout
à coup, trois hommes en noir s'approchent d'eux, l'air
menaçant.
« - Madame Bucam ? Monsieur Finley ?
- On peut faire quelque chose pour vous ? demande Eleanor, sur la
défensive.
- Oui, Madame Bucam, vous pouvez nous suivre, vous et Monsieur
Finley, sans opposer de résistance afin que nous puissions
parler calmement de ça. » Répond-il en
désignant l'un des tracts.
La jeune femme se tourne alors vers Everett
l'interrogeant du regard. Ce dernier hausse les épaules,
mais l'inquiétude se lit tout de même dans ses yeux.
Ont-ils vraiment le choix de toute façon ? S'ils tentent de
s'enfuir, ils sont pratiquement sûrs qu'il leur arrivera
quelque chose. Résignés, ils décident donc
d'obtempérer à la requête du trio.
« - Vous avez fait le bon choix, leur assure l'un des
hommes.
- Ca j'en suis pas sûre, marmonne Eleanor.
- Qu'avez-vous dit ?
- Je disais que les oranges que j'avais mangées ce matin au
petit-déjeuner étaient sures. J'ai des
remontées d'acide et ce n'est pas très
agréable. » Ment la jeune femme.
« - Après tout, si elle n'ose pas me redire sa pensée c'est qu'elle doit avoir trop peur. » Pense-t-il.
Encerclés par les trois hommes tels des
stars entourées de leurs gardes du corps, Eleanor et Everett
sont conduits jusqu'à un quatre-quatre aux vitres
fumées.
« - Ca pète la classe cette affaire, s'exclame
ironiquement Eleanor.
- Si vous n'êtes pas contente c'est exactement la même
chose.
- Mais au contraire mon cher, je me demande juste où vous
avez pu acheter une telle merveille... »
Excédé par le manque de respect de
la jeune femme, l'un des hommes en noir la frappe.

*va se pendre*
mais j'pouvais pas écrire cette semaine =D
et pis vous me faites peur là _


*spaf*











